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Le libraire,
Régis de Sà Moreira,
Ed. Au Diable Vauvert, 2004
C'est l'histoire d'un libraire dans sa librairie. Il est seul et envoie des pages de ses livres aux quatre coins du monde. Il ne vend que des livres qu'il a lu. Il n'est pas "commerçant" car il
sélectionne ses clients, soit il aime (les originaux et les grossiers), soit il déteste (les couples, les non-fumeurs qui fument dans sa boutique). Il reçoit constamment la visite de témoins de
Jéhovah. Ce récit mêle burlesque et non-sens. Le portrait est décapant mais tout cela use très vite.
Je n'ai pas franchement accroché à ce livre qui n'en reste cependant pas désagréable à la lecture.
L'avis de la Fnac :
Jeune romancier né en 1973, Régis de Sà Moreira possède une qualité rare : la tendresse. Tel est en tout cas ce qui émane de son troisième roman, Le Libraire, qui se veut moins une
histoire de libraire qu’une sorte de portrait, à la dimension poétique évidente, de cette figure singulière de passeur de livres, de passeur d’histoires, de passeur d’histoires d’amour… et
d’amour tout court. Ici, nous nous installerons donc comme des enfants curieux dans la librairie où œuvre « le libraire », et nous serons témoins de sa vie au quotidien en compagnie des
livres, au gré des ventes, des conseils échangés et des rencontres (clients normaux, clients moins normaux, personnes qui se sont trompés d’adresse et cherchent un tabac, témoins de Jéhovah,
facteur… et même un certain Dieu.). Nous serons aussi témoins de la vie secrète de cet homme entièrement défini par sa profession et pétri de la nostalgie pour un amour perdu dont il écrit
intérieurement l’histoire au point de se transformer lui-même « en un recueil de pages pour son amour perdu, pages plus belles les unes que les autres, et dont la beauté, à mesure
qu’il la recueillait, embellissait sans qu’il le sache le libraire lui-même. »
Le Libraire est un épatant livre sur l’amour des livres et sur ceux qui les respectent. Un livre
qui, littéralement, enchante et se place du côté du rire et du sourire, mot fétiche de l’auteur. À l’heure du livre-marchandise, du tout-à-l’ego et de la confusion des valeurs, cela ne fait pas
de mal.