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19 octobre 2016 3 19 /10 /octobre /2016 13:29
  • Auteur : John Boyne
  • Editeur : Gallimard Jeunesse
  • Collection : Romans ado

 

Description de l'ouvrage :

 

A l'aube de la Seconde Guerre mondiale, Pierrot vit à Paris avec ses parents, ignorant tout des nazis. Devenu orphelin, il est envoyé chez sa tante, en Allemagne, dans une maison au sommet d'une montagne.Ce n'est pas une maison ordinaire. Le Berghof est la résidence d'Adolf Hitler. Pierrot va découvrir là un autre monde, fascinant et monstrueux.

 

C.f : Amazon.fr

Merci aux éditions Gallimard pour cet envoi.

 

 

Mon avis :

 

L’action se déroule à Paris, en 1936, mais aucun événement lié au Front Populaire n’est mentionné. Orphelin de père allemand et de mère française, Pierrot va habiter dans un premier temps chez son meilleur ami Anshel. Cependant, la montée de l’antisémitisme fera prendre à la mère une décision : envoyer Pierrot dans un orphelinat à Orléans où il restera peu de temps. Sa tante (sœur de son père) va le récupérer et l’emmener vivre au Berghof, en Autriche, où il deviendra Pietr, côtoiera le Führeret sera membre des jeunesses hitlériennes.

 

Autant je n’avais pas apprécié Le garçon au pyjama rayé, autant j’ai aimé lire Mon père est parti à la guerre ainsi que ce roman.

Une fois de plus, l’auteur choisit le point de vue d’un jeune garçon et le lecteur assiste à sa descente en enfer sans pouvoir rien faire pour lui. Comme dans La mort est mon métier de Robert Merle, j’avais envie de lui crier d’arrêter, d’ouvrir les yeux, de se réveiller et, en même temps, je ne pouvais pas lui en vouloir tellement la pente descendante est douce et « logique ».

Dans ce roman, John Boyne nous montre comme il est facile d’embrigader et de faire adhérer à une idéologie raciste et antisémite un jeune enfant qui plus est sans repaire. Le Führer lui offre un regard ce qui le fait sentir enfin considéré.

La fin de la guerre marque la prise de conscience de Pietr / Pierrot devenu adolescent exprimant enfin des remords. Car voilà la clé de ce roman : la faiblesse psychologique enfantine exploitée mais dont la conscience finie par se réveiller et les remords à se manifester ce qui le pousse à se racheter. En effet, le pire de tous les crimes, « c’est de faire semblant de ne pas savoir ce qui se passait ».

 

Le garçon au sommet de la montagne
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9 octobre 2013 3 09 /10 /octobre /2013 12:15

Auteur : Gérard Streiff
Broché: 160 pages
Editeur : Oskar (23 août 2011)
Collection : Histoire et Société
Description de l’ouvrage :
L’histoire étonnante d Hans Heisel, soldat de la Marine allemande. Incorporé en 1940 après sa formation de radio télégraphiste, il débarque à Paris et devient ami avec un coiffeur français. Mais un soldat allemand ne doit pas sympathiser pas avec l ennemi. « Quand on est soldat, on ne doit pas avoir ce genre de pensées. On doit se contenter d exécuter les ordres. Et si on exécute bien les ordres, on est un bon soldat ». Grâce à cet ami, Hans Heisel découvre la face cachée de la guerre : les déportations de Français vers l Allemagne, les camps de concentration, des exécutions... Hans Heisel comprend alors qu il est complice d un immense crime organisé par le régime nazi. Pour suivre ses convictions, il lui faudrait trahir son armée, son pays...
Biographie de l'auteur :
Gérard Streiff est né en 1949 à Moyeuvre en Moselle et vit à Ivry dans le Val-de-Marne. Diplômé en Sciences Politiques, il est journaliste d investigation, essayiste et romancier français. Il écrit surtout des polars et des biographies. Avec des romans engagés, documentés, et souvent en prise directe avec l’histoire, l’oeuvre de Gérard Streiff se situe dans la lignée de Didier Daeninckx et Pierre Bourgeade, deux auteurs qu’ il vénère. Il signe ici son deuxième roman aux éditions Oskar, après L espion qui a vaincu Hitler, Richard Sorge.
Cf : Amazon
Mon avis :
Ce roman, assez court, propose une vision de la guerre méconnue : les soldats allemands participant activement à la résistance française.
Hans Heisel travaille au Ministère de la marine à Paris. C’est en allant chez se faire coiffer chez un réfugié alsacien qu’il commence à parler de ses interrogations sur la guerre et ce qu’il voit autour de lui. Petit à petit, il rentre dans la résistance dans le réseau dudit coiffeur contre son armée et son propre pays.
Devant les actions de ses collègues et la découverte des agissements de l’état major de son armée, Hans ne peut plus cautionner cela. Sa conscience l’appelle à résister et à aider les Français. Il entrainera à sa suite Eberhard et Hälker.
Cependant, nous pouvons nous demander quelles répercussions ses actes ont eu car il a tout de même fourni des armes qui ont servi à tuer ses compatriotes.
C’est pourquoi, je comprends qu’il n’ait pas été invité lors du défilé du 14 juillet 1994 célébrant le cinquantenaire de la libération de Paris avec le défilé de l’Europcorps invité par le président François Mitterrand célébrant la réconciliation franco-allemande. Le chancelier Helmut Kohl n’avait pas souhaité sa présence sans doute à cause de cela même si, à la base, Hans Heisel a lutté pour la paix et l’harmonie entre ces deux peuples.

Un soldat allemand dans la résistance française
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7 octobre 2013 1 07 /10 /octobre /2013 12:55

Sophie Scholl

  • Auteur : Jean-Claude Mourlevat
  • Broché: 96 pages
  • Editeur : ACTES SUD (6 février 2013)
  • Collection : Ceux qui ont dit non

Description de l’ouvrage :

En 1942, un groupe d'étudiants allemands fonde un groupe de résistance au nazisme qu'ils appelleront "La rose blanche". Sophie Scholl et son frère Hans en sont des animateurs actifs et courageux. Ils seront tous les deux arrêtés et exécutés après avoir lancé des tracts de protestation dans la cour de l'Université de Munich. Aujourd'hui en Allemagne, de nombreuses écoles et rues portent le nom de Sophie Scholl.

Biographie de l'auteur :

Parce que l'Allemagne est un pays cher à son coeur, Jean-Claude Mourlevat a toujours admiré le courage des jeunes résistants allemands qui ont risqué leur vie pour combattre la bête immonde du nazisme. Le romancier nous fait partager avec pudeur son émotion. Pour que personne n'oublie jamais le destin du groupe de La Rose blanche.

Cf : Amazon.fr

Mon avis :

Ce roman, de la collection « Ceux qui ont dit non », est construit comme les autres : en forme de docu-fiction. Ici, c’est sur la Rose blanche et particulièrement Sophie Scholl. Ce mouvement de résistance allemand est composé d’étudiants de l’université de Munich avec l’aide de leur professeur Kurt Huber. Nous trouvons donc : Hans Scholl, Sophie Scholl, Christoph Probst, Willi Graf, Alexander Schmorell et Kurt Hubert (docteur et professeur).

Jean-Claude Mourlevat focalise uniquement sur Sophie, son implication, son courage jusqu’au jour du jeudi 18 février 1943 et son arrestation avec son frère dans les couloirs de l’université puis leur procès et l’exécution qui suivront.

Sophie Scholl s’est battue pour la liberté de pensée, celle des âmes mais également des corps. Elle a refusé d’être lâche et de rester passive. Elle savait ce qu’elle encourait si elle résistait contre le parti Nazi : la peine capitale pour haute trahison.

Pourtant, c’est avec et pour ce leitmotiv de « Vive la liberté » qu’elle a risqué sa vie, pour ses convictions, pour sa « conscience » comme elle disait. Elle a refusé de détourner le regard et de se taire face à la loi du plus fort imposée par les Nazis.

Son courage restera un exemple tout comme les tracts de la Rose blanche dont le 6ème arriva en Angleterre via la Scandinavie et fut largué en juillet 1943 au-dessus de l’Allemagne par la Royal Air Force à 5 millions d’exemplaires contre les quelques centaines distribués à la mai par les membres du réseau.

Sophie Scholl, une conscience, un exemple à suivre.

Sophie Scholl : "Non à la lâcheté"
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29 août 2013 4 29 /08 /août /2013 13:18
  • Auteur : Karen Taïeb

  • Préface : Tatiana de Rosnay

  • Broché: 217 pages

  • Editeur : Robert Laffont (24 mars 2011)

  • Langue : Français

Biographie de l'auteur

Cet ouvrage a été conçu et présenté par Karen Taïeb, responsable des Archives du Mémorial de la Shoah. C'est elle qui a révélé l'existence du Journal d'Hélène Berr (publié en 2008 chez Tallandier), que lui avait remis sa nièce.

Description de l'ouvrage

13 000 Juifs ont été arrêtés puis internés les 16 et 17 juillet 1942 lors de la rafle du Vél'd'Hiv. On a longtemps cru qu'il ne restait de ces journées qu'une seule et unique photo, quelques documents administratifs, et de trop rares témoignages. Récemment, au Mémorial de la Shoah, Karen Taieb, responsable des archives, a découvert une poignée de lettres écrites dans l'enceinte même du Vélodrome d'Hiver et sorties clandestinement. Tous les auteurs de ces lettres ont été déportés. Parmi eux, seule une femme est revenue. Réunies ici pour la première fois, reproduites en fac-similé et retranscrites, ces lettres nous plongent de façon saisissante dans la réalité de cet épisode tragique de la Seconde Guerre mondiale.

Cf : amazon.fr

Mon avis :

Documentaire historique.

Ce documentaire propose la lecture de lettres retrouvées écrites par des personnes juives raflées le 16 juillet 1942 à Paris, amenées au Vel' d'Hiv' rue Nélaton (Paris XV) puis envoyées à Beaune-la-Rolande ou Pithiviers puis Drancy avant les camps d'extermination.

Les lettres sont reproduites et retranscrites afin de pouvoir mieux les lire. L'histoire de la personne ou de la famille est racontée et il y a des annexes avec des photos des personnes ayant écrits. Toutes les lettres ont été écrites dans depuis le Vel' d'Hiv' puis des autres camps.

C'est grâce aux dons au Mémorial de la Shoah que nous avons connaissance de ces lettres et de ces histoires.

Une annexe composée de photos permet de mettre un visage sur un nom et, en même temps, c'est très difficile émotionnellement ; c'est donc un livre que j'ai lu petit à petit et non d'un trait. Toutes ces voix raisonnées dans ma tête comme autant d'appel à se souvenir.

Les autres annexes (dessins, l'unique photo de l'extérieur de Vel' d'Hiv' avec les autobus, récits de personnes ayant été dans le Vel' d'Hiv' en tant que "civils-observateurs") sont également très intéressantes.

Un livre intéressant pour le devoir de mémoire à lire par petites touches.

Merci à ElooBooks de m'avoir fait découvrir ce livre.

 

Je vous écris du Vel' d'Hiv' : les lettres retrouvées
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9 juillet 2013 2 09 /07 /juillet /2013 12:03

Christophe LAMBERT

 

  • Broché: 274 pages
  • Editeur : Bayard Jeunesse (14 juin 2012)
  • Collection : Millezime

 

Résumé :

Berlin, 1942. La guerre s'enlise, et les Allemands commencent à sentir que l'issue ne sera pas victorieuse. Joseph Goebbels, ministre de la Propagande, cherche un moyen de remonter le moral de la population. Et quoi de plus joyeux que le jazz ? Mais, considéré comme une "musique dégénérée" ou "musique de nègres", il est interdit par le régime. Le ministre ordonne donc que l'on crée un groupe de "musique de danse accentuée rythmiquement", un jazz qui valoriserait les thèses aryennes. Le vieux pianiste Wilhelm Dussander est à la retraite depuis que les membres juifs de son groupe ont été arrêtés. S'il estime que la politique n'est pas l'affaire des musiciens, il n'a jamais aimé les nazis. Pourtant, lorsque Goebbels le sollicite pour monter le groupe qu'il appelle de ses voeux, Dussander n'a d'autre choix que d'accepter...

Cf : amazon.fr

 

 

 

Mon avis :

Il fait partie de la sélection des Incorruptibles (section 3ème/2nde) et je comprends parfaitement pourquoi !

Mélange de personnages fictifs et d'autres réels, Christophe Lambert nous montre que la résistance allemande a existé et endossé plusieurs costumes, plusieurs visages. De la volonté de Goebbels de distraire les foules avec de la musique accentué rythmiquement (bref du jazz), un groupe de musique de 4 jeunes gens différent va naître sous l'impulsion de Dussander, leur maître de jazz. Ils vont apprendre à vivre ensemble, à mettre de l'eau dans leur vin, à ouvrir leurs esprits et à résister. C'est au détour d'une ville qu'ils feront la connaissance du groupe de La Rose Blanche. Hans et Sophie Scholl sont présents dans le livre pour ma plus grande joie. Ainsi, le lecteur qui ne connait pas ses deux grands visages de la résistance allemande pourront les croiser et ensuite se documenter sur eux.

Le style est beau, limpide, la plume incisive le tout sous fond de musique et de résistance en Allemagne nazie (1942).

Swing à Berlin
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28 mai 2013 2 28 /05 /mai /2013 12:21

Max

max.jpg

 

Auteur : Sarah Cohen-Scali

  • Broché: 480 pages
  • Editeur : Gallimard Jeunesse (31 mai 2012)
  • Collection : Scripto

 

Résumé :

 

Le roman débute en 1936 à Steinhöring, en Bavière, dans le premier foyer du programme « Lebensborn », initié par les services de Himmler. Des femmes sélectionnées par les nazis y mettent au monde les représentants de la race aryenne, afin de créer une jeunesse parfaite, destinée à régénérer l Allemagne, puis l Europe occupée par le Reich. Max, un bébé qui s apprête à naître, déjà nourri de la doctrine nazie dans le ventre de sa mère, tient absolument à voir le jour le 20 avril, date anniversaire du Führer, afin d être un prototype parfait. Max, rebaptisé Konrad, grandit, sans affection, sans tendresse, sans maman, selon les critères d éducation de la doctrine nazie. A quatre ans, il devient la mascotte du foyer. On l'utilise pour aider à kidnapper des enfants polonais. A six ans, il fait un séjour à Kalish, une école où sont germanisés les enfants kidnappés. Là, il rencontre Lukas, un jeune Juif polonais rebelle, qui a tous les critères physiques de la race aryenne. Konrad se prend d amitié pour lui. C est la première fois qu il s attache à quelqu un. A partir de cet instant, ses croyances nazies vont être sérieusement ébranlées...

Attention, ce livre ne convient pas aux jeunes lecteurs. A partir de 15 ans.

 

Cf : Amazon.fr

 

 

 

Mon avis :

 

 

Dès le commencement du récit, le lecteur est destabilisé. Le narrateur nous livre un témoignage à l'état brut allant jusqu'à l'insoutenable à certains moments.
 
Max, l'embryon-narrateur, naît en 1936 dans un "Lebensborn", un foyer où des femmes aryennes donnent naissance à des enfants qui sont ensuite offerts au Führer. Max est particulier car il est né le même jour qu'Hitler et reçoit donc la visite de celui-ci. Il ne pleure pas, n'exprime aucun sentiment, est embrigadé même avant sa naissance ; c'est un pur exemple du bon nazi. Son père, c 'est Hitler, sa mère, l'Allemagne.

 

 

Nous suivons Max jusqu'à ses neuf ans et sa rencontre avec Lukas, un enfant polonais juif kidnappé par les Nazis car d'apparence aryenne afin d'être "germanisé". Lukas bouleversera les croyances de Max et celui-ci commencera à ouvrir les yeux.
 
Ce roman historique est fortement documenté. Il rend compte d'un pan méconnu, terrifiant et sidérant de la Seconde Guerre mondiale. Le lecteur est entraîné dans une série d'aventures toutes plus noires les unes que les autres, ce qui lui fait prendre conscience d'une réalité effrayante.
De plus, les horreurs défilent à travers les pages en un flot continu avec la volonté profonde de provoquer via les propos cyniques et racistes de Max. C'est cela qui rend mal à l'aise mais grace aux qualités littéraires du récit, l'auteure nous entraîne vers une réflexion humaniste.
 
On notera la couverture pertinente qui, d'une part, attire le regard et, d'autre part, colle parfaitement au roman.

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