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20 septembre 2013 5 20 /09 /septembre /2013 09:35

Sur le toit

Frédérique NIOBEY

144 pages

Edition du Rouergue

Collection : Doado

En librairie le 16 octobre 2013

Résumé de l’éditeur :

Une douzaine d’adolescents d’un même lycée se retrouve une nuit sur le toit d’un immeuble, avec une caméra. Devant l’objectif, chacun raconte une histoire, histoire d’amour, histoire de famille, de copains, drôle, triste, tendre... Mais une fille manque à l’appel, Flora, qui a disparu, et que l’on va peu

à peu découvrir...

Sur le toit est un roman sonore, un roman visuel, comme au cinéma. Un cri adolescent d’une grande puissance.

Ils sont douze adolescents, à se retrouver un samedi soir sur un toit d’immeuble, une terrasse immense qui surplombe la ville. De nuit, le spectacle est impressionnant. Alix est venue avec sa caméra pour les filmer, les uns après les autres.

Quand ils raconteront chacun une histoire importante pour eux, une histoire qu’ils n’ont jamais dites à personne, va pouvoir commencer la nuit des révélations. Car ces douze jeunes veulent raconter leur vie, dire leur colère mais aussi leur envie de liberté, d’amour, leurs joies. Tout ce que leurs parents ont peur d’entendre. Parce que souvent les adultes disent que tout va bien, du moment qu’ils se font tout petits, qu’ils ne parlent pas fort, qu’ils ne posent ni question ni problème. Peut-être que ce film, ils pourraient le diffuser sur grand écran, dans la ville, pour qu’enfin on les entende?

Alors la caméra s’approche de chacun des visages, fait des zooms, des gros plans, et les voix commencent à se dire. Le jour où Dek s’est rasé le crâne. Eila et son frère Ah qu’elle n’a vu que trois fois. Comment Margot et Edmond se sont rencontrés, lui noir et elle blanche. La ballade de Benjie et le jour où il a affronté son footballeux de père. Luce et ses cahiers de colère... Mais il manque quelqu’un au rendez-vous. Flora, la fille au drôle d’accent de l’Est, qui les a tous séduits avec ses phrases mystérieuses et poétiques. Elle a débarqué un jour on ne sait d’où et on ne sait comment.

On ne sait même pas où elle habite. Alors on lui envoie des textos, tout au long de la nuit, pour lui demander de les rejoindre. Elle a sûrement une histoire à raconter, elle aussi.

Biographie :

Née en 1961, Frédérique Niobey vit à Lescousse, près de Fougères (35). Elle anime des ateliers d’écriture et intervient dans une association de théâtre amateur. Son premier roman pour adolescents, Loeïza (2001) publié en doado a été un beau succès (13 000 exemplaires et finaliste de nombreux prix). Elle a également publié au Rouergue, En roue libre (doado, 2004), P’tit Mec (Zig Zag. illustrations Isabelle Vandenabeele, 2005), Léonore (doado, 2007) et Trop loin la mer (doado, 2011).

Cf : Le Rouergue, service de presse

Mon avis :

J’ai lu ce livre au mois d’août et ce n’est qu’aujourd’hui que je vous poste ma chronique. Vous pouvez légitimement vous questionner : pourquoi attendre si longtemps ? Si elle met autant de temps à le chroniquer, c’est qu’il ne lui a pas plu ? Dans ce cas, pourquoi écrire une chronique ?

Il n’est rien de tout cela. Tout d’abord, je l’ai lu pendant mes vacances et, écrivant toute l’année, je fais toujours une pause en août. Ensuite, ce livre m’a questionnée.

Le résumé du Rouergue étant très complet, je ne vais pas vous en remettre une couche. Pour moi, l’intérêt du livre tient autant dans sa forme que dans son fond.

L’auteur écrit avec un « stylo caméra ». C’est toujours via le prisme de la caméra que nous découvrons tous les protagonistes sauf Flora, la fille manquant à l’appel.

Il y a un zoom sur chaque personnage à la façon d’un reportage. L’originalité est là : ce sont des micro-reportages nous ouvrant le monde de chaque protagoniste et surtout sa vision du monde.

Ces ados veulent vivre, s’exprimer face au monde qui les opprime, qui les pousse à aller plus loin, plus vite alors qu’eux voudraient profiter de l’instant présent, se questionner, savoir qui ils sont et ce qu’ils veulent devenir.

Ce livre est une ode à l’adolescence et à son monde ; un cri envers les parents, les adultes en général disant qu’un ado a le droit de prendre son temps, se questionner et que finalement, ce n’est pas du temps perdu.

Et puis, il y a Flora, l’absente pourtant tellement présente. Qui est-elle, d’où vient-elle ? Nous le découvrons au fil des pages. Elle est le fil rouge entre les personnages, le lien. Pourtant, son absence la fait ressembler à un fantôme, un mirage avant que la dure réalité n’éclate.

L’adolescence, c’est aussi découvrir durement la vie, les différences et accepter les autres avec leur histoire et leur différence, accepter que tout n’est pas noir ou blanc et faire face aux lois de la société.

L’immigration, les sans-papiers côtoient l’envie de vivre de ces ados qui apprennent à vivre dans notre monde, notre société.

Leur « fureur de vivre » m’a bouleversée, questionnée et c’est pour cela que cette chronique a été longue à écrire.

Sur le toit

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commentaires

Madame 17/10/2013 21:09

Le stylo caméra, tu as tout dit!

Melainebooks 18/10/2013 14:35

Merci c'est gentil. C'est exactement l'effet que ça m'a fait en lisant les épreuves.

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