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18 septembre 2013 3 18 /09 /septembre /2013 14:14
  • Auteur : Michèle Marineau
  • Poche: 189 pages
  • Editeur : Pocket Jeunesse (8 janvier 2009)
  • Collection : Pocket Jeunesse
Description de l’ouvrage :
1989, Liban. Ses parents partis au Canada, Karim est resté à Beyrouth. Lorsque les bombardements s'intensifient, il n'a plus que Nada, celle qu'il aime. Dès qu'il peut, le garçon la retrouve. Jusqu'au jour où l'immeuble de la jeune fille est détruit. Seuls Maha, sa sœur, et leur petit frère ont survécu. Karim décide alors de les accompagner dans les montagnes, sur la route de Chlifa...
Cf : Amazon.fr
Mon avis :
Véritable classique au Canada, Michèle Marineau écrit un récit fictif tout en s’appuyant sur des faits authentiques : la guerre civile au Liban (1975-1990).
L’action se déroule au Québec et au Liban.
La structure du roman (en flashback) crée un mystère autour de Karim, 17 ans, le héros du récit. Seul, refusant de s’intégrer à sa classe, Karim sauvera une camarade de classe. C’est suite à cela que l’auteur entame un flashback sur la vie de Karim au Liban, à Beyrouth, en 1989, lorsque les conflits reprennent et qu’il y vit seul.
Karim se retrouve entraîné par la petite Maha, 12 ans, et son frère Jad (un bébé) sur la route qui va de Beyrouth à Chlifa, un village au-delà le mont Liban que Maha veut atteindre avec ou sans lui. Karim décide de partir avec elle ; une amitié se crée entre eux.
La route n’est pas que le symbole du chemin parcouru vers l’âge adulte, c’est aussi le déracinement, l’amitié avec des passages durs et d’autres plus poétiques notamment lorsqu’ils découvrent la nature (décrite de manière idyllique) et des sites nationaux qu’ils n’avaient jamais vus à cause de la guerre civile. Ce tourisme en temps de guerre est insolite mais la guerre n’est jamais bien loin et se rappelle toujours à la mémoire des deux protagonistes.
Cette histoire, à plusieurs voix et à multiples facettes, est touchante. D’une part, la plongée dans le passé de Karim aide le lecteur à mieux le comprendre, d’appréhender les raisons de ses agissements un peu brusques et donc amène à la compassion. Grâce au flashback, des événements anodins décrits au début du roman prennent toute leur ampleur à la lumière de son passé.
Michèle Marineau nous fait passer des rires aux larmes sans jamais perdre de vue la réflexion profonde sous jacente sur la guerre, ses tragédies humaines quotidiennes et nos jugements envers les émigrants.
De plus, il ne faut pas perdre de vue que le Liban et ses sublimes paysages y sont magnifiquement décrits ce qui contraste encore plus avec les horreurs de la guerre civile.

La route de Chlifa

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